Critique d'album de Mr le Chat (1): Da Silva - De beaux jours à venir
Voici, sans tarder, la première critique d'album de Mr le Chat. Comme quoi, sa paye d'être fidèle et actif sur mon bloug. Ya pas besoin de coucher pour avoir une promotion... Quoi que.... Maintenant, laissons place au maître, et je donne le micro à Michou, notre matou favoris!
Bloguement, Floppyboy.
Da Silva - De beaux jours à venir
Bien bien bien...
Vous l'aurez peut-être remarqué si vous êtes des visiteurs réguliers de ce blog, ma venue était annoncée comme imminente, tel un Moïse sauvant son peuple des Egyptiens. Je suis le chroniqueur en chef de la rubrique "Critique d'album pertinente, sublime, incroyable et tellement bouleversante". Ma mission, si je l'accepte est de vous présenter des CDs de musique, des bons albums, grands crus et autres chefs-d’œuvre de la musique de façon détaillée et aussi agréable que possible.
Je me devais de faire mon entrer en grande pompe grandiloquente, voila qui est donc fait.
Je vais donc entrer dans le vif du sujet avec la vivacité du Fennec, et nos commencerons aujourd'hui par Da Silva, et son album "de beaux jours à venir".
Rassurez vous si vous êtes perdus, je vous mets une petite fiche récapitulative de la critique à la fin mais ça ne vous dispense PAS de lire la suite, sinon vous serez fouettés sur la place publique (Non ne faite pas exprès de ne pas lire !).
I - Première approche
Vous avez ce CD entre les mains, la première chose qui tape à l'œil : c'est sobre.
Un petit portrait de Manu (Da Silva de son nom), le nom de l'album... et à l'arrière, tracklist sur fond noir, débrouille-toi avec ça. Le livret quand à lui n'est pas plus brillant non plus, les paroles entassées pêle-mêle avec quelque petits gribouillages façon fusain par-ci par-là... C'est seulement quand on lit les premiers textes que l'intérêt arrive comme l'appétit en mangeant, parce que du beau texte, il y en a...
II - Le vif du sujet
Je vous mets la tracklist ici, pour pas que vous vous perdiez en route :
01- Un après midi à la plage
02- De là-haut
03- Tout va pour le mieux
04- L'averse
05- L'attitude des altitudes
06- Au moment des amours
07- Le retour du rose
08- L'arc-en-ciel
09- Tant que tu es loin
10- La muraille
11- L'instant
12- La fuite
12 chansons, ce n’est pas beaucoup, c'est certains. Je me permets de commencer sur du négatif puisqu'il n'y en a pas beaucoup.
Lors d'une première écoute, l'album peut paraitre assez linéaire musicalement parlant si ce n'est la chanson "l'arc-en-ciel" ou une demoiselle accompagne Da Silva au chant, mais il en est rien au niveau des textes qui font tout le charme de ce CD.
En fait cet album se découpe (au niveau des textes) comme une histoire d'amour : un début de solitude grisant, une rencontre qui vous rend heureux, la désillusion et la rupture finalement... Je ne sais pas si ce découpage était volontaire mais il est très clairement marqué dans les textes.
Le Le début grisant (mais magnifique ^^)
L'album commence donc sans introduction avec les violons de "un après-midi à la plage" qui donne le ton, cru, vif et acéré, presque cynique, avec ce timbre de voix si particulier à Da Silva, éraillé et reposant avant tout. Un thème globalement très amoureux, mais sans la mièvrerie idyllique de la plupart des chanteurs de variété, j'entend par la que tout n'est pas rose dans le monde de Da Silva, et on perçoit très vite le titre de l'album comme de l'ironie, ironie très suivie avec le titre "tout va pour le mieux" bien connu pour avoir été médiatisé sur les ondes. Entre temps est passé "de là-haut" la plus connu de l'album, efficace et entrainante.
"L'averse" donne le ton de manière plus naturelle sans sous-entendu : ce monde est prétexte à beaucoup de déceptions, de tristesse, de gris... Instrumentalement ça reste très semblable pour le premier carré de l'album.
La La rencontre
C'est le 5e nommé qui entame un changement d'humeur, plus optimiste, plus simple, joyeux avec "l'attitude des altitudes" et "au moment des amours".
Si je devais choisir une partie de l’album que j’apprécie le moins, je pense que ça serais celle-là. Pourquoi ? Etant la seule partie joyeuse du CD, elle ne s’écoute pas de la même façon ni au même moment que les autres, et de ce fait, fait un peu déplacée quand on connait bien l’album. Cela la dit elle reste musicalement à un très haut niveau (en altitude mouhahaha, si vous avez suivi la critique vous avez compris la blague !). C’est intéressant de se rendre compte que ces musiques sentent le vécu. De toute façon comment pourrait-on écrire de si belles choses sans vécu derrière (mais je ne fais que supposer).
Par contre, tout l’intérêt est le contraste entre cette partie et la suivante, à mon sens la meilleure !
La
La désillusion
Vient donc ensuite la phase désillusion, avec "le retour du rose" - "l'arc-en-ciel" - "tant que tu es loin" et "la muraille"... c'est pour ma part la partie la plus aboutie, la plus belle et la plus vraie de l'album. Probablement la plus noire avec "le retour du rose" en premier lieu, qui chante le temps qui passe sur un rythme superbe, l'idée principale -> l'amour est une illusion.
Musicalement c'est de plus en plus fort, les refrains sont de plus en plus endiablés au fur et à mesure de l'album, et le petit solo grésillant de "la muraille" agrémente le tout. On jongle avec les humeurs au fur et à mesure des différentes pistes, ça rebondie, c'est travaillé, c'est beau et ça fait mal.
La La rupture
On finit sur la rupture, avec « l'instant » et « la fuite », musiques reposantes et calmes, comme pour beaucoup d'album, la fin d'un CD est toujours le calme après la tempête. "L'instant" ralentie l'entrain de "la muraille" pour se finir, finalement, sur "la fuite", presque à capella, avec un texte déchirant qui je dois dire, porte très bien son nom. Un schéma classique ? Peut-être, mais c’est néanmoins très efficace, suffisamment pour qu’on s’y croirait.
Passant des rires aux larmes, une vraie œuvre musical !
Chaque chanson est en fait unique de part son texte, je vous publie le texte d'une de mes petite préférée, "Tant que tu es loin" :
« On déraille, on déraille, on déraille vraiment
On ne sait plus dire s'il est encore temps
On se taille le cœur la peau détale
On s'efface on finit par prendre l'eau,
On se crash contre les murs
On se prend tous les poteaux
Sur quoi veux tu que l'on se re-euh-pose
Si je ferme les yeux
Je ne vois que toi
Ca me rend heureux de te retrouver là, Les ouvrir de nouveau
Je ne vois pas pourquoi,
Je te préfère en rêve
Je préfère ton fantôme a nos bras de fer, nos hécatombes passé,
Et je t'aime tant
Que tu es loin de moi
Et je t'aime tant
Et je t'aime tant que tu es loin
Tant que
Je n’entends plus le son de ta voix
Tant que
J'imagine que tu ne reviendras pas
Je t'aime tant que tu es loin de moi
Tant que je n’entends plus le son de ta voix
Tant que j'imagine que tu ne reviendras pas
On déraille, on déraille, on déraille vraiment
On ne sait plus dire s'il est encore temps de faire face
Alors on s'efface
On court après le temps mais moi je reste là
Je me sens mieux là
Juste là,
Je me sens mieux,
Tant que tu es loin,
Tant que tu es loin,
Tant que tu es loin de moi...
Et je t'imagine »
III- Conclusion
J'espère vous avoir donné envie d'écouter ce petit chef-d’œuvre qui vaut vraiment la peine que vous tendiez l'oreille. Lundi prochain sort le nouvel album de Da Silva, attendez vous à le retrouver dans cette chronique durant le mois d'octobre sans aucun doute.
Petite fiche récapitulatif de l'album :
Artiste : Da Silva
Nom : De Beaux Jours à Venir
Date : 2007
Nombre de titre : 12
Point fort : des textes variés, ordonnés, et magnifiques !
Point faible : Musicalement, peu d'instruments.
En résumé, on écoute cet album pour les textes, le rendu musical final, c'est beau et ça ne mange pas de pain.
J’attribue donc un très bon et mérité 17/20 à cet album pour sa beauté franche et sans fioritures.
Merci de votre attention, je rends l'antenne, à vous les studios !
Je reprends la parole, moi FloppyBoy, votre maître. Je voudrais juste rajouter le lien Deezer de l'album (ICI) pour que vous puissiez écouter l'album. Serez-vous d'accord avec la critique du Chat? N'hésitez pas à réagir!