Critique d'album de Mr le Chat: Emilie Simon - The Big Machine

Publié le par FloppyBoy

 

 

Vous croyez que j’étais mouru ?

Vous vous imaginiez déjà que mon souffle romanesque (ou pas) s’épuisait ?

Je reviens donc plus fort que jamais pour une nouvelle critique d’album, et aujourd’hui je vous sers sur un plateau d’argent, le dernier Emilie Simon : The Big Machine 

Et non de dieu quelle BIG MACHINE ! Probablement l’une des plus grosses baffes de l’année.

 

Rappelez-vous, Emilie Simon, c’était d’abord un album très méconnu avec pourtant de très belles musiques (notamment « le désert ») et quand même une victoire de la musique, ensuite c’est aussi la BO de « La Marche de L’Empereur » en un double album, encore une fois une victoire de la musique et une nomination au César en prime !

Le dernier en date est Végétal, rappelez vous de « Fleur de Saison » très médiatisé sur les ondes (et je vous suggère « Le Vieil Amant »). Egalement une victoire de la musique dans la poche.

La belle n’en est donc pas à son coup d’essai pour nous proposer un 4e opus d’une qualité pourtant tout autre (oui la belle ! elle est canon dans le genre :p)

Je vous propose donc d’entrer dans le vif du sujet !

 

      I-Première approche

Je vais vous avouer que sans la pochette je n’aurais peut être pas craqué pour cet album, mais quand je suis arrivé au magasin avec l’idée de renouveler le stock global d’écoute, seul Mickey 3D et Da Silva étaient des achats certains, le reste restait flou.

Mais en voyant la pochette kitsch et superbe de cet album j’ai craqué sans même écouter, Emilie Simon = valeur sure.

L’intérieur est de même, très travaillé et très old school « kikoo rose bonbon kawaii » mais on note avec agrément la présence des paroles. Premier gros choc, toutes les chansons sont en anglais, pour les connaisseurs, Emilie Simon a toujours chantée en français majoritairement sur ces cds.

C’est donc avec une certaine appréhension que j’insert le CD dans mon lecteur les oreilles grandes ouvertes.

 

II-Le vif du sujet

 

Petite tracklist obligatoire:

01-Rainbow

02- Dreamland

03-Nothing to do with you

04-Chinatown

05-Ballad of the big machine

06-The cycle

07-Closer

08-The devil at my door

09-Rocket to the moon

10-Fools like us

11-The way I see you

12-This is your world

 

Mais… Mais… MAIS!

C’est trop bien…

Voila quels furent mes premiers mots à l’écoute de Rainbow, le premier titre de l’opus. Même si le début de la chanson choque par ses mauvais airs de remix disco, le refrain a vite fait de vous happer (« Take my haaand now ! ») et surtout… la VOIX. Ce qui dans les précédents albums était une voix joliment travaillée est maintenant une pure merveille de modulation vocale ! La demoiselle joue de sa voix comme d’une harpe diatonique (47 cordes oui oui !). C’est tout simplement sublime de modulation.

On arrive ensuite sur un second titre, « Dreamland », qui préserve une atmosphère rare dans un album de Emilie Simon, quelque chose que j’appellerais « sombre » faute de mieux mais encore une fois le refrain fais merveille, percutant avec l’électronique et toujours emporté par cette voix, le genre de chanson à vous rester dans le crâne pendant de bonne heures. Ce n’est pas pour rien qu’elle a été choisie comme premier single !

Et à chaque piste je m’acclamais « mais c’est TROP bien ! », pas de regrets donc d’avoir dépensé mes sous !

Car après arrive « Nothing to do with you » au air  “d’opera éléctro” (non ce n’est pas “et vice-versailles !), la voix fait merveille notamment avec un passage à 1min30 tout simplement IN-CRE-DIBLE ! ! ! On notera l’apparition de chœurs sur cette piste, chœurs qui suivront souvent la belle lors de la progression du CD. Je vous la joue superbe éloge parce que celle-ci est une de mes préférée

 Vient ensuite la bien nommée «ChinaTown » avec une amplitude de voix tout simplement énorme entre les couplets et les refrains. C’est pourtant tard dans la musique qu’elle se fait frissonnante (à partir de 2min) c’est tout simplement… non, je ne trouve pas d’autre mot que « frissonnant ». Je précise toutefois que ça s’écoute à fond, ça ne fait pas du tout le même effet sur un baladeur, et si vous avez un caisson de basse c’est encore mieux !

« Ballad of the big machine » est la suivante, pas forcement ma préférée, extrêmement différente du reste de l’album, beaucoup plus guillerette dans le genre « Nouvelle Vague » si vous connaissez. Si non, écoutez ça vous fera une idée à peu prêt correct si vous n’êtes pas trop gogol… Ben oui j’ai tout les droits je peux vous traiter de ce que je veux, vous oubliez que je suis sur le blog de votre maitre à tous !

Ensuite c’est « The Cycle », l’une de mes chouchoutes ! Ca peps (rien à voir avec le groupe) et ça reste en tête, peut être le 2e single à venir sur les ondes ? Les montées dans les aigus sont toujours superbes contrairement à beaucoup de chanteuses actuelles, c’est comme ça qu’Emilie Simon se démarque, tout simplement en faisant ce qu’elle sait faire de mieux, toujours aussi bien. Rien à dire d’autre, c’est l’une des plus abordables de l’album sans doute.

« Closer » (rien à voir avec le film bande de mécréants ! J’ai la blouuuuse !). Les premières notes m’ont suffit à l’aimer à raison. J’adore tout simplement, le milieu de l’album se caractérise par des musiques assez neutres qui se digèrent comme une salade César (bon si vous n’avez aucune culture je ne peux rien pour vous aussi !) c'est-à-dire  très bien et sans fioritures. Simple et efficace, et toujours résolument électro-pop.

« The Devil at my door » ma petite préférée, ne serais-ce que pour le petit refrain en français (Mon âaaaame et mon amooooooour !) et le rythme assez saccadé qui sonne superbement bien. Toute en progression jusqu’au refrain dans les aigus *adoration*. Quand on aime sa voix, toutes les chansons passent comme une lettre à la poste.

 

« Rocket to the moon » : le passage kitsch obligé façon rock’n’roll swing des années 60 avec la électro-touch de notre Emilie nationale !

Assez spécial dans le genre, notamment les trombones en arrière plan mais superbement entrainant au moins. Sans doute pas le plus abordable de l’album pour les profanes du genre.

 

« Fool like us » suit ensuite, caractérisée par une belle part au français avec 2 couplets tout entiers dans la langue de Molière.  La fin de l’album est peut-être plus mollassonne que le début, on reste dans le « over-saccadé » façon marche militaire, et peut-être un électro moins pêchu dans la globalité. Je vous avouerais que pour moi cette chanson se fond dans la masse de l’album. C’est le souci quand on fait un superbe CD, la moindre baisse de niveau se repère de loin.

 

Arrive ensuite « The way I see you », ou le retour des chœurs pour un sublime morceau de pré conclusion, et des sonorités presque « digitale » sur le début, une chanson qui aurait également pu trouver sa place au début du CD par ses rythmes entrainant et son côté « ballade à cheval sur la plage ».  Toute juste comme il faut pour préparer le terrain à la suite…

« This is your world », une chanson qui a ses airs de conclusions… des chœurs, de la voix, du bonheur !  Et j’aime surtout que pour UNE fois, la dernière chanson n’est pas une marche funèbre comme pour la plupart des albums… à croire qu’il y a un pré modèle de CD plus efficace que les autres…

 

III-Conclusion

Navré pour cette critique assez linéaire mais que voulez vous, quand tous les textes sont en anglais il est difficile pour moi de dégager le moindre sens à tout ça. Cela dit, j’espère vous avoir donné suffisamment l’envie d’écouter ce chef d’œuvre qui franchement en vaut la peine !

Le petit récapitulatif des flemmards :

Artiste : Emilie Simon

Nom : The Big Machine

Date : 2009

Nombre de titre : 12

Point fort : une baffe ! Un album electro-pop très réussi, et une voix…

Point faible : textes en anglais, une 2e partie d’album assez neutre.

En résumé on écoute cet album pour se motiver, en soirée ou à fond chez soi, quand on veut mettre un peu de « Rainbow » dans votre vie !

J’attribue donc la très bonne note de 15/20 à cet album pour sa réussite pétillante et acidulée !

J’ai envie de dire, IT’S A BIG MACHINE ! ! !

 

 

A vous les studios !

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